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L'expert Jean-François Brun me signale la présence de faux très bien faits, il s'agit de timbres Berthelot et Pasteur avec surcharge 10 Fr du paquebot «Ile de France» en 1928 avec imitation des signatures d'experts renommés, avec faux certificats.

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1941 - La Société des Å’uvres de la Mer
N° Y & T 

La Société des Œuvres de la Mer fondée en 1894 avait pour mission initiale l'aide matérielle et morale aux marins terre-neuvas. Elle fut reconnue d'utilité publique en 1898 et siégeait au 18 rue de la Trémoille à Paris puis au 5 rue Quentin Bauchart (Paris 8ème) à proximité du siège actuel de la Croix-Rouge Française. Pour plus de détails voir ci-dessous quelques contributions, parfois légèrement divergentes, trouvées sur le Web:


Document Jean Bernardy

Banc de Terre-Neuve Pêcheurs au travail
  1. Texte extrait du site «L'Assomption en France»
    En décembre 1894, le P. Picard, Supérieur Général, réunissait rue Bayard à Paris une vingtaine de personnes (armateurs, syndicalistes maritimes, officiers de Marine, journalistes de la Bonne Presse) pour réfléchir à ce qui pourrait être fait pour les 15000 marins qui quittaient chaque année la France durant sept à huit mois, à bord de voiliers, pour pêcher la morue au large de l'Islande ou sur les bancs de Terre Neuve. L'hebdomadaire La Croix des Marins, fondé par la Bonne Presse, s'était en effet ému des conditions d'isolement total, d'insécurité (pertes de doris dans la brume, abordages, tempêtes), de travail excessif et d'hygiène déplorable dans lesquelles vivait cette communauté maritime. Sous la conduite des frères Bailly, dont le P. Vincent de Paul, AA, directeur de la Bonne Presse, fut constituée la Société des Œuvres de Mer (S.O.M) dont les statuts définissaient ainsi l'objet : « porter secours matériels, médicaux, moraux, religieux, aux marins de la grande pêche ». Un bilan impressionnant : Pour ce faire, la S.O.M armera de 1896 à 1939 sept navires hôpitaux qui apporteront à cette population défavorisée les soins médicaux indispensables à un métier très dur aux plans physiques et climatiques, le réconfort moral du courrier de leurs familles dont ils étaient privés jusque là, et la présence d'un aumônier. Le bilan des 39 campagnes de ces navires est éloquent : 32000 journées d'hôpital, 13200 consultations médicales en mer, 426 marins naufragés recueillis et près de 1.200.000 lettres distribuées. Parallèlement, deux « Maisons de famille » étaient créées à St Pierre et Miquelon et en Islande pour les pêcheurs en escale, convalescence ou en attente d'embarquement. Tout en échappant à la tentation de l'alcool des cabaretiers, les marins y retrouvaient une ambiance amicale et familiale, pour jouer, lire, écrire à leurs familles ou prier. Le P. Yves Hamon et le Fr. Eugène Bergé, animés de cette « passion de Dieu et de l'homme en plein vent », furent les artisans de cette réussite qui mit pratiquement fin aux trois fléaux de la grande pêche : l'alcoolisme, la maladie et l'isolement. Le commandant Charcot la qualifia « d'Oeuvre grandiose et humanitaire ».

  2. Texte extrait du site «Groupe de recherches en études franco-terreneuviennes»
    La Société des oeuvres de mer, fondée en 1894 par le docteur Jean-Baptiste Charcot, est un organisme qui s'occupait du bien-être physique et spirituel des pêcheurs français sur les Bancs de Terre-Neuve vers la fin du XIXe et au XXe siècles. Elle équipait des navires pour porter secours aux bâtiments de pêche. En 1889, le navire de la Société des oeuvres de mer, le Saint-Pierre II, commandé par le capitaine Populaire, a parcouru non seulement le Grand Banc, mais aussi une bonne partie du French Shore, c'est-à-dire la partie de la côte de Terre-Neuve où jusqu'en 1904 la France jouissait du droit de prendre et de sécher du poisson.

  3. Texte extrait du site «BiblioMonde»
    Le Père Yvon, aumônier des Terre-neuvas, raconte les expéditions dans des mers hostiles, à la recherche de la morue et du saumon au début du XXe siècle. « La "Grande Pêche" à la morue à Terre-Neuve débute en France à la fin du XVe siècle et atteint son apogée au début du XXe siècle avec près de 500 bateaux, goélettes ou trois-mâts, embarquant plus de 10 000 hommes. La vie sur les voiliers est d'une extrême dureté et c'est en 1894 qu'est fondée la Société des Oeuvres de Mer "pour apporter sur les lieux de pêche même, des secours matériels, moraux et religieux, aux marins isolés et retenus pendant de longs mois loin des leurs, en des mers tourmentées". Le Père Yvon fera plusieurs campagnes de pêche dans les années trente sur les bancs de Terre-Neuve. Passant d'un bateau à l'autre, il rendra visite à des milliers de pêcheurs et sera le témoin oculaire de "l'enfer sur la mer". Il nous raconte ici ce qu'il a vu, entendu, vécu. Son récit est authentique et d'un immense réalisme. Nul autre que lui n'a mieux décrit l'existence terrifiante de ces hommes que l'on a appelés "les forçats de l'océan" ou "les Bagnards de la mer". » (présentation de l'éditeur)