La
version 2010 du Salon du Timbre baptisé "
Planète Timbres" a fermé ses portes dimanche 21 juin à 18 heures.
Il avait été inauguré le vendredi 18 juin et ouvert au public le 19 juin.
Conséquence de la crise économique et postale (baisse du trafic courrier) il s'est tenu dans un format plus restreint que les autres années sans pour autant que la qualité semble en souffrir.
La fréquentation a été peut-être moins forte que les autres années, mais importante malgré tout.
Cependant
il y régnait une atmosphère assez curieuse: on aurait dit un
lieu de rencontre
entre grand-parents et petits-enfants, sans que ni les uns ni les autres ne se rencontrent vraiment.
La tranche d'âge des 25-45 ans était fort peu représentée.
Les enfants des écoles primaires sont venus nombreux avec leurs enseignants, ils paraissaient tous captivés par les différents stands tenus par les animateurs de la
FFAP,
de
Phil@oste et le l'
ADPhile,
si des animations avaient un lien étroit avec la philatélie (quiz, timbres de nos régions) d'autres n'en avaient apparemment aucun (ateliers de création de parfums par exemple) mais tous ont rencontré le même succès au grand bonheur
des enseignants pour qui cela a du être un moment de relative détente, malgré la crainte d'égarer en route un enfant.
Il est difficile de savoir si la stratégie de Phil@poste portera ses fruits à long terme,
parmi ces milliers d'enfants combien deviendront philatélistes ou
simple collectionneurs de timbres dans 10, 20 ou 30 ans ?
Ce qui est certain c'est que cette opération est un bel acte de mécénat de la Poste vers l'Éducation Nationale et la jeunesse, ce qui n'est déjà pas si mal.
Côté papys et mamies, les premiers étant nettement plus nombreux que ces dernières, la fréquentation se faisait essentiellement autour des stands de vente de timbres émis en premier jour, des LISA, des
autographes d'artistes et des stands des négociants
Un moment surréaliste et amusant fut l'ouverture au public de l'émission limitée des 4 planches des 40 ans de l'imprimerie de Périgueux pour la modique somme de 160 euros:
j'ai vu arriver des personnes dont la
moyenne d'âge était comprise, à vue de nez, e
ntre 50 et 60 ans
se livrer à un
sprint de masse vers le stand de la Poste.
Le stock limité offert au public a été épuisé en quelques minutes.
J'ai entendu moult râleries de ceux qui, arrivés trop tard, regrettaient que la Poste n'en n'ait pas mis en vente beaucoup plus. Râleries sur le même ton, et peut-être par les mêmes personnes,
que celles consistant à dénoncer les trop grand nombre de timbres émis par la Poste.
Et par dessus le marché plusieurs associations proposaient des timbres de type "idtimbre" ou "montimbramoi" comme si cela ne suffisait pas ...
Allez y comprendre quelque chose !
Heureusement, mais c'est bien dommage, pendant ce temps on ne risquait pas se faire marcher sur les pieds par la foule devant les cadres des expositions des c
ompétitions
en nationale ou en internationale,
même s'il est difficile de regarder longuement la rangée du bas des cadres sans prendre un tour de reins, je ne pouvais m'empêcher de penser aux collectionneurs qui avaient dû passer un temps fou à préparer leurs présentations
pour une fréquentation aussi faible.
Quel dommage !
Enfin, il ne faisait ni trop chaud, ni trop froid, le parc floral est un lieu de promenade bien agréable, ce fut bien plus plaisant que les pitreries de l'équipe,
dite de France, de football.
Et en philatélie, même si on râle parfois on n'insulte pas les sélectionneurs et on respecte encore les juges et le public.
22/06/2010